Comment se faire des amis dans une résidence pour seniors

Deux avatars sympathiques qui se font des amis dans une résidence pour seniors

Emménager dans une résidence pour seniors est un grand changement, et son volet social est souvent la partie la plus difficile à évoquer. Le bâtiment peut être plein de monde, et pourtant les premières semaines peuvent sembler étonnamment solitaires. Tu es entouré de voisins qui se connaissent déjà, les habitudes te sont étrangères, et tu fais peut-être le deuil d'une maison, d'un conjoint ou d'une version de ta vie qui vient de se terminer. Cet écart entre « il y a des gens partout » et « je ne me suis encore fait aucun ami » est normal, et il se comble plus vite que la plupart des nouveaux résidents ne l'imaginent.

Ce guide s'adresse à deux lecteurs. À la personne qui vient d'emménager et cherche une façon douce de commencer, et au fils ou à la fille adulte qui lit au nom d'un parent, en essayant d'aider quelqu'un qu'il aime à se sentir chez lui. Les étapes ci-dessous sont volontairement petites, car c'est le petit qui marche vraiment.

Pourquoi on peut se sentir isolé au début

Une résidence pour seniors a l'air conviviale vue de l'extérieur, si bien que la solitude des débuts peut prendre les gens au dépourvu. Une part de cela tient au fait que les amitiés que tu vois au dîner ont mis des mois, voire des années, à se former. Ces tablées de résidents qui rient ne sont pas un club fermé, même si elles peuvent en avoir l'air au troisième jour. Ce sont des gens qui sont arrivés nerveux eux aussi, qui se sont assis à côté de quelqu'un et qui ont continué à revenir.

L'autre part, c'est tout ce qui a précédé le déménagement. Beaucoup de nouveaux résidents portent un deuil, que ce soit celui d'un conjoint, d'une maison habitée pendant des décennies ou de l'autonomie de conduire où bon leur semblait. Ce poids est réel, et il rend le fait d'aller vers les autres plus coûteux qu'avant. Ajoute à cela des couloirs inconnus, de nouveaux horaires de repas et un calendrier rempli d'activités que tu n'as jamais essayées, et il est logique que la première période donne l'impression de rester au bord de la fête. Si le sentiment de fond tient davantage à cette étape de la vie qu'au bâtiment lui-même, notre article sur la solitude après la retraite aborde ce versant des choses.

Des premiers pas sans pression

Tu n'es pas obligé de devenir la personne la plus sociable de la résidence. Il te faut une poignée d'habitudes à faible enjeu qui te placent près des mêmes visages assez souvent pour que la familiarité fasse son travail discret.

Commence par les repas. Manger dans la salle à manger commune, même quand il serait plus facile de rester dans ta chambre, est le moyen le plus fiable de rencontrer du monde, parce que cela se répète chaque jour et que personne n'a besoin d'inventer une raison de parler. Demande à te joindre à une table plutôt que d'attendre d'être invité, et si une table ne colle pas, essaie une autre la fois suivante. Ensuite, regarde le calendrier des activités et entoure une chose qui semble au moins supportable. Un jeu de cartes, un groupe de marche matinale, une heure de bricolage, une soirée cinéma. L'activité compte moins que le fait que ce soient les mêmes gens qui y reviennent.

Au-delà de ça, vise un bonjour chaleureux à la fois. Apprends le prénom d'un seul voisin cette semaine et utilise-le. Assieds-toi dans les espaces communs au lieu de seulement les traverser. Dis oui quand quelqu'un t'invite, même si ton premier réflexe est de décliner. Rien de tout cela n'exige d'être extraverti. Cela exige d'être présent aux mêmes endroits, selon un rythme, ce qui est exactement la façon dont l'amitié adulte a tendance à se former.

Aider un parent à s'installer

Si tu es l'enfant adulte qui lit ces lignes, ton réflexe est sans doute de vouloir réparer la solitude au plus vite. La douceur et la constance aident plus qu'une grande poussée. La chose la plus utile que tu puisses faire tôt est d'abaisser la barrière de ce premier repas à la salle à manger ou de cette première activité, car ce sont ces premiers pas qui semblent les plus exposés.

Quelques gestes qui aident réellement. Accompagne ton parent à une activité ou un repas la première semaine, pour que la salle soit moins intimidante la deuxième fois. Demande au personnel ou à l'animateur de la résidence qui pourrait être un partenaire naturel, car ils savent souvent exactement quel résident adore le jardinage ou a grandi dans la même ville. Présente le fait de participer comme un simple essai plutôt qu'un engagement, ce à quoi il est plus facile de dire oui. Et résiste à l'envie de tout gérer. Ton parent a le droit d'avancer à son rythme, et certaines semaines seront plus calmes que d'autres. Continue de prendre des nouvelles par téléphone ou en visite, et célèbre les petites victoires, comme un nouveau prénom mentionné ou un jeu de cartes auquel il est retourné. Si ton parent trouve un écran de téléphone compliqué, notre sélection d'applis pour les seniors qui se sentent seuls présente des options simples et sans friction à configurer ensemble.

Garder le contact avec les vieux amis et la famille

Construire un nouveau cercle local ne veut pas dire lâcher l'ancien. En réalité, les résidents qui s'installent le mieux gardent en général les deux. Un appel régulier avec un vieil ami ou un petit-enfant est une ancre les jours plus durs, et il enlève un peu de la pression qui pèse sur chaque nouvelle interaction censée bien se passer.

Mets en place deux ou trois rythmes faciles. Un appel téléphonique hebdomadaire régulier avec la famille, une conversation de groupe avec les petits-enfants qui peuvent envoyer des photos, un appel mensuel avec un ami de l'ancien quartier. Quand la technologie est simple, les gens l'utilisent, alors cela vaut un après-midi pour configurer une tablette ou un téléphone avec de grosses icônes et des contacts enregistrés. Le but est que joindre une voix familière soit sans effort, pour que les anciens liens restent chaleureux pendant que les nouveaux liens locaux grandissent. Les deux se soutiennent. Se sentir solidement relié à des gens qui te connaissent depuis des années rend plus facile d'entrer dans la salle à manger et de dire bonjour à quelqu'un que tu ne connais pas encore.

Où Bubblic entre en jeu

Certains soirs, il n'y a aucune activité au calendrier, le couloir est silencieux, et tu as simplement envie de parler à quelqu'un. Taper sur un petit clavier est un obstacle pour beaucoup de personnes âgées, et c'est là qu'une option centrée sur la voix aide. Bubblic est une appli gratuite qui te met en relation avec une vraie personne et te plonge directement dans une conversation parlée, sans profil à remplir ni swipe à comprendre. Pour un résident qui préfère parler plutôt que taper, c'est un moyen facile d'avoir une discussion amicale un soir tranquille ou d'entendre une autre voix quand la famille dort dans un autre fuseau horaire. Cela peut aussi aider à échauffer l'habitude de rencontrer de nouvelles personnes avant d'affronter à nouveau la salle à manger. L'appli fonctionne en complément des amitiés que tu construis en personne, en comblant les silences entre elles. Gratuite sur iOS et Android.

Un plan doux pour les deux premières semaines

Si tout cela te semble beaucoup, réduis-le à deux semaines de tout petits pas. La première semaine, prends un repas dans la salle à manger commune et demande à te joindre à une table, apprends le prénom d'un voisin et utilise-le, et choisis une seule activité du calendrier à essayer. C'est bien assez pour sept jours.

La deuxième semaine, retourne à cette activité pour que les visages commencent à te sembler familiers, assieds-toi un moment dans un espace commun au lieu de rentrer tout de suite dans ta chambre, et dis oui à une invitation même si tu préférerais t'abstenir. Garde aussi un appel avec un vieil ami ou un membre de la famille, comme ton ancre. Au bout de deux semaines, tu n'auras pas un agenda social bien rempli, et c'est très bien. Tu auras quelques visages familiers et deux ou trois petites habitudes, le terrain d'où tout le reste grandit.

Sois patient avec toi-même, ou avec ton parent. Une vraie amitié dans un nouvel endroit prend une saison plutôt qu'un week-end. Les résidents qui semblent si à l'aise aujourd'hui étaient un jour exactement là où tu es.

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FAQ

Comment se faire des amis dans une résidence pour seniors ?

Commence par la répétition plutôt que par de grands gestes. Mange dans la salle à manger commune et demande à te joindre à une table, puisque les repas ont lieu chaque jour et te donnent une raison naturelle de parler. Choisis une chose sur le calendrier des activités qui semble supportable et retournes-y une deuxième fois, car c'est la familiarité qui transforme un inconnu en connaissance. Apprends le prénom d'un voisin par semaine et utilise-le, assieds-toi dans les espaces communs au lieu de seulement les traverser, et dis oui aux invitations même quand ton premier réflexe est de décliner. Tu n'as pas besoin d'être extraverti. Tu as besoin d'être aux mêmes endroits, selon un rythme, assez longtemps pour que les amitiés prennent.

Pourquoi mon parent se sent-il seul après avoir emménagé en résidence avec assistance ?

La solitude des débuts après un déménagement est fréquente, même dans un bâtiment plein de monde. Les amitiés que ton parent voit au dîner ont mis des mois à se former, si bien qu'au troisième jour elles peuvent ressembler à un groupe fermé alors qu'elles ne le sont pas. En plus de cela, beaucoup de nouveaux résidents portent un deuil, celui d'un conjoint, d'une maison de longue date ou de leur ancienne autonomie, et ce poids rend le fait d'aller vers les autres plus difficile. Des habitudes inconnues et un calendrier d'activités nouvelles s'y ajoutent. Le sentiment s'apaise en général en quelques semaines, à mesure que les visages deviennent familiers. Tu peux aider en te joignant à un repas ou une activité la première semaine, en demandant au personnel qui pourrait être un bon partenaire, et en prenant souvent des nouvelles pendant que ton parent s'installe à son propre rythme.

Combien de temps faut-il pour s'intégrer socialement après avoir emménagé ?

La plupart des gens trouvent quelques visages familiers dans les deux premières semaines et un vrai sentiment d'appartenance au bout de quelques mois. Vois cela comme une saison plutôt qu'un week-end. Les premiers jours sont les plus gênants, et cela devient plus facile chaque fois que tu te présentes au même repas ou à la même activité. De petits pas répétés font avancer les choses plus vite qu'un seul gros effort. Si plusieurs semaines passent sans aucun lien, ou si le moral baisse au lieu de remonter, il vaut la peine d'en parler au personnel de la résidence ou à un médecin, car cela peut être le signe de quelque chose au-delà d'un simple temps d'adaptation.

Comment garder le contact avec les vieux amis tout en s'en faisant de nouveaux ?

Garde les deux, car ils se soutiennent l'un l'autre. Mets en place deux ou trois rythmes faciles, comme un appel téléphonique hebdomadaire avec la famille, une conversation de groupe où les petits-enfants envoient des photos, ou un appel mensuel avec un ami de l'ancien quartier. Quand la technologie est simple, avec de grosses icônes et des contacts enregistrés, les gens l'utilisent vraiment, alors cela vaut un après-midi pour configurer un téléphone ou une tablette. Une appli centrée sur la voix peut aussi aider les soirs tranquilles, quand tu as juste envie de parler à quelqu'un. Rester ancré à des gens qui te connaissent depuis des années rend plus facile, et non plus difficile, d'entrer dans la salle à manger et de dire bonjour à une nouvelle personne.

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