Comment parler aux gens à un événement de networking sans te sentir faux

Deux personnes qui discutent facilement avec un badge nominatif entre elles à un événement, le réseautage sans se sentir faux

Tu connais la sensation. Tu te tiens au bord d'une salle pleine de cordons à badge et de petites assiettes de nourriture, un verre à la main que tu ne veux pas vraiment, à scruter la moindre tête connue. Le plan, c'est d'aller vers un inconnu, de dire quelque chose de charmant, et d'en faire d'une façon ou d'une autre un contact utile. Et chaque partie de ce plan te donne des frissons, parce que ça revient à enfiler un costume et à réciter un texte écrit pour quelqu'un de plus habile que toi.

Voici ce qui mérite d'être dit d'emblée : le réseautage sonne faux quand tu le traites comme une performance, et il cesse de sonner faux à l'instant où tu le traites comme le fait de rencontrer une personne. Ce basculement paraît petit. En pratique, il change presque tout dans le déroulement de la soirée. Ce guide passe en revue pourquoi la fausseté s'installe, comment recadrer tout l'exercice, et les entrées, questions, sorties et relances concrètes qui te permettent de parler aux gens à un événement tout en restant toi-même du début à la fin.

Pourquoi le réseautage sonne faux

Le mot réseautage traîne pas mal de bagages. Il évoque le fait de faire le tour d'une salle et de collectionner des contacts comme des cartes à échanger, d'extraire quelque chose de chaque conversation avant de passer à la cible suivante. Quand c'est ce cadre que tu as en tête, chaque interaction devient une petite transaction, et les gens le sentent. Ils devinent quand ton regard file déjà pour repérer qui d'autre vaut la peine. Toi aussi tu le sens, et c'est exactement pour ça que ça te met mal à l'aise. Traiter une personne comme un moyen d'arriver à une fin est une posture un peu malhonnête, et la plupart d'entre nous ne sont pas faits pour la tenir longtemps.

L'autre moitié de la fausseté vient du fait de te vendre toi-même. Si tu entres en pensant devoir vendre ton intitulé de poste et débiter un résumé bien poli de ta valeur, tu finis par réciter un CV au lieu d'avoir une conversation. Le pitch minute a sa place, mais commencer par lui te transforme en publicité ambulante, et personne ne s'attache à une publicité. Alors les deux choses qui rendent le réseautage creux sont de traiter les autres comme des opportunités et de te traiter toi-même comme un produit. Relâche les deux, et l'ensemble devient plus facile à respirer.

Le recadrage qui règle l'essentiel

Essaie d'entrer avec un but différent. Au lieu de « il me faut des contacts utiles », vise « je veux avoir deux ou trois conversations que j'apprécie vraiment ». C'est tout. Ce recadrage remplace un objectif de vente par une curiosité sincère, et la curiosité est la seule chose qui ne passe jamais pour fausse, puisqu'on ne peut pas vraiment la contrefaire. Un vrai intérêt pour un autre être humain, c'est ce dont la plupart des gens ont discrètement faim à ce genre d'événement.

Quand tu es curieux de la personne en face de toi, une bonne partie de l'anxiété se dissout. Tu ne surveilles plus ta propre performance en te demandant si tu as l'air impressionnant. Tu écoutes, ce qui te retire entièrement du projecteur. Et le plus drôle, c'est que les résultats transactionnels que tu poursuivais ont tendance à arriver quand même. Les gens se souviennent bien plus longtemps de la personne qui s'est intéressée à eux que de celle qui avait un pitch bien huilé. Si l'idée de la curiosité comme compétence est nouvelle pour toi, notre article sur comment démarrer une conversation avec n'importe qui explore comment l'allumer sur commande.

Des entrées qui n'ont pas l'air répétées

La meilleure entrée en matière est presque toujours une remarque sur la situation où vous êtes déjà tous les deux. Vous êtes dans la même salle, au même événement, à regarder le même buffet un peu bizarre. Ce contexte partagé est un cadeau, parce qu'il te donne quelque chose de vrai à dire sans avoir à faire semblant. « Ce café est héroïquement mauvais, tu as osé le tenter ? » marche bien mieux que la moindre réplique habile, parce que c'est vrai, c'est léger, et ça invite à une réponse facile. Le but d'une entrée n'a rien à voir avec le fait d'impressionner qui que ce soit. Tout ce qu'elle fait, c'est tendre à l'autre une première phrase facile.

Le deuxième réflexe fiable, c'est de poser une petite question, vraie. « Tu es déjà venu à l'un de ces événements ? » ou « Tu es là pour toute la journée ou juste l'après-midi ? » Ça sonne comme rien du tout, et c'est justement le but. Les entrées qui ont l'air répétées échouent précisément parce qu'elles ont l'air répétées, et une question sincère et sans prétention ne peut jamais avoir l'air répétée. Si aborder un groupe t'intimide, cherche quelqu'un qui se tient seul près des bords. Il est en général soulagé que quelqu'un vienne, et tu viens de lui rendre une petite gentillesse discrète. Pour en savoir plus sur l'art du premier échange léger, notre guide sur comment faire la conversation est un bon compagnon de celui-ci.

Des questions au-delà du « tu fais quoi »

« Tu fais quoi dans la vie ? » est une bonne question à poser, même si elle tourne à l'impasse plus souvent qu'autrement, parce qu'elle appelle un intitulé de poste puis le silence. L'astuce, c'est de demander la texture du travail et de la vie de quelqu'un plutôt que l'étiquette dessus. En voici quelques-unes qui ouvrent les gens de façon fiable :

Une fois que quelqu'un te tend un fil, tire dessus. Les questions de relance sont là où une conversation cesse d'être un entretien et commence à être un vrai échange. S'il mentionne un projet qui l'enthousiasme, demande quel a été le côté difficile. S'il mentionne un loisir, demande comment il s'y est mis. Tu n'as pas besoin d'un stock de questions astucieuses en mémoire. Tu as besoin d'écouter d'assez près pour poser la suivante, celle qui coule de source, ce qui est une compétence qui se travaille comme une autre.

Quitter une conversation avec élégance

Une bonne partie de l'appréhension du réseautage est en réalité la peur de rester coincé, piégé dans une conversation sans issue polie. Alors savoir bien partir est ce qui te libère de commencer à parler en premier lieu. La sortie élégante a deux parties : une clôture chaleureuse et une raison honnête. Quelque chose comme « J'ai vraiment apprécié cet échange, je vais aller me resservir et dire bonjour à deux ou trois autres personnes, mais content de t'avoir rencontré. » Tu es clair sur le fait que tu passes à autre chose, et tu le fais avec gentillesse, pour que personne ne se sente laissé tomber.

L'erreur que font la plupart des gens, c'est le départ fantôme, s'éclipser en pleine phrase ou disparaître dès que l'autre tourne la tête. Ça laisse une petite note amère, et c'est ce qui vous donne à tous les deux l'impression que tout l'événement était transactionnel. Un au revoir net fait l'inverse. Glisse une remarque sincère sur ce que tu retiens de l'échange, « Je vais chercher le livre dont tu m'as parlé », et ça se reçoit comme un compliment plutôt qu'une fuite. Si tu veux une boîte à outils plus complète pour clore des conversations sans gêne, on a écrit tout un guide sur comment terminer une conversation poliment.

Relancer sans être lourd

La relance est là où une belle conversation devient une vraie relation, et c'est aussi là que les gens se prennent le plus souvent la tête. Dans un jour ou deux, envoie un message court et précis. Fais référence à quelque chose dont vous avez vraiment parlé. « J'ai beaucoup aimé discuter de ton passage vers le produit, voici l'article dont je t'ai parlé » vaut mille fois mieux qu'un « content d'avoir échangé » générique, parce que ça prouve que tu étais présent et à l'écoute. La précision est tout le jeu ici. Elle montre que la conversation a compté pour plus qu'un nom à classer.

La lourdeur vient du fait de demander quelque chose avant d'avoir laissé à la relation la moindre place d'exister. Tu n'as pas besoin de réclamer un appel ou un service dans le premier message. Rouvre simplement la porte, partage la chose que tu avais dit que tu partagerais, et laisse-la ouverte. Si l'autre répond, formidable. Sinon, c'est bien aussi, et ce n'est pas un rejet de toi. Une relance légère et sans pression plante une graine, et certaines de ces graines poussent en quelque chose des mois plus tard, quand aucun de vous ne s'y attendait.

Où Bubblic entre en jeu

Tout ce qui précède est un muscle conversationnel, et les muscles se renforcent à l'usage. Le souci, c'est que la plupart des gens n'exercent celui-ci qu'aux événements précis où il compte le plus, ce qui revient un peu à faire ta toute première pompe devant une foule. Si les petites discussions avec des inconnus te crispent, la solution est de t'entraîner là où les enjeux sont proches de zéro, pour qu'au moment d'entrer dans la vraie salle ça te paraisse familier plutôt que terrifiant.

C'est là que Bubblic peut aider. L'appli te met en relation avec de vraies personnes autour du monde pour des conversations vocales sans pression, ce qui veut dire que tu peux répéter la chose réelle, ouvrir avec un inconnu et poser une bonne question de relance avant de conclure chaleureusement, sans cordon à badge ni carrière en jeu. Quelques discussions détendues par semaine et les entrées cessent de ressembler à des répliques que tu récites pour devenir des choses que tu dirais naturellement. Pour les introvertis surtout, cette approche de répétitions tranquilles en privé a tendance à bien mieux marcher que de te forcer à être quelqu'un de plus bruyant. Le but n'a jamais été de devenir extraverti. Tu deviens juste assez à l'aise pour que le vrai événement cesse de sonner faux.

Tu as le droit de réseauter en restant toi-même

Le réseautage ne sonne faux que lorsque tu le joues. Laisse tomber le pitch, deviens curieux de la personne en face de toi, pose les questions qui dépassent l'intitulé de poste, et quitte chaque conversation assez chaleureusement pour qu'une relance paraisse naturelle. Rien de tout ça n'exige de devenir une version plus lisse de toi-même. Ça exige l'inverse : te présenter comme la personne que tu es déjà et accorder une vraie attention à quelqu'un d'autre. Entraîne le muscle là où ça ne coûte rien, et la salle pleine d'inconnus devient bien plus petite.

Télécharger Bubblic | Parler à des gens partout dans le monde

FAQ

Comment démarrer une conversation à un événement de networking sans réplique gênante ?

Fais une remarque sur la situation où vous êtes déjà tous les deux, ou pose une petite question, vraie. Le lieu, la nourriture, l'intervention que tu viens de voir, tout ça te donne quelque chose d'honnête à dire sans texte habile. « Tu es déjà venu à l'un de ces événements ? » ou « Qu'est-ce qui t'amène ici aujourd'hui ? » marche parce que c'est sans prétention et vrai. Les entrées ne sonnent faux que lorsqu'elles ont l'air répétées, donc plus ta première phrase est ordinaire et sincère, mieux elle passe. Si aborder un groupe te paraît difficile, trouve quelqu'un qui se tient seul au bord de la salle. Il est en général content que tu sois venu.

Que puis-je demander à part « tu fais quoi » ?

Demande la texture de son travail et de sa vie plutôt que l'étiquette dessus. De bonnes options incluent « Sur quoi tu bosses en ce moment qui te passionne ? », « Qu'est-ce qui t'amène ici aujourd'hui ? » et « Qu'est-ce que tu aimes faire en dehors du boulot ? » Elles invitent une vraie réponse au lieu d'un intitulé de poste suivi du silence. Ensuite, tire sur le fil qu'on te tend. Si l'autre mentionne un projet, demande quel a été le côté difficile. Rebondir sur ce qu'il a vraiment dit est ce qui transforme un entretien rigide en une conversation que vous appréciez tous les deux.

Comment quitter une conversation sans être impoli ?

Clôture chaleureusement et donne une raison honnête. Quelque chose comme « J'ai vraiment apprécié cet échange, je vais aller me resservir et rencontrer quelques autres personnes, mais content d'avoir parlé » te laisse passer à autre chose tout en laissant l'autre se sentir respecté. Évite le départ fantôme, t'éclipser en pleine phrase, car c'est ce qui donne à la soirée une impression transactionnelle pour vous deux. Si tu peux ajouter une remarque précise sur ce que tu retiens de l'échange, comme « Je vais chercher le livre dont tu m'as parlé », l'au revoir se lit comme un compliment plutôt qu'une fuite.

Je suis introverti et le réseautage m'épuise. Un conseil ?

Tu n'as pas besoin de devenir extraverti pour bien t'en sortir. Fixe-toi un petit objectif, comme deux ou trois conversations que tu apprécies vraiment, puis autorise-toi à partir. La qualité vaut mieux que le volume, et un vrai échange vaut plus qu'une douzaine d'échanges bâclés. Ça aide aussi énormément de t'entraîner au muscle conversationnel dans un contexte à faibles enjeux au préalable, pour que le vrai événement te paraisse familier plutôt qu'effrayant. Une appli vocale comme Bubblic te laisse répéter entrées et relances avec de vraies personnes sans carrière en jeu, ce qui est souvent bien plus doux pour un introverti que de te forcer à improviser en direct.

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