Comment parler à des gens avec qui tu n'as rien en commun
Tu es assis à côté de l'oncle de ton ou ta partenaire, ou de l'ami d'un collègue, ou de quelqu'un de deux générations plus âgé avec un métier que tu n'arrives même pas à imaginer, et la panique monte avant qu'un seul mot soit prononcé. Tu cherches un point commun, n'en trouves aucun, et tu décides qu'il n'y a rien à se dire. Alors la conversation reste bloquée sur la météo pendant que vous attendez tous les deux que ça se termine. L'idée qui se cache sous ce blocage, c'est que parler exige un intérêt partagé, et elle est presque toujours fausse.
Ce guide parle de la façon de créer du lien avec des gens qui ne te ressemblent en rien. On verra pourquoi chercher un terrain d'entente est le mauvais coup d'ouverture, comment la curiosité porte une conversation que le point commun n'aurait jamais portée, les questions qui marchent avec presque tout le monde, et comment atteindre la couche humaine qui se trouve sous chaque différence de surface. À la fin, tu redouteras beaucoup moins ces moments.
Pourquoi « rien en commun » est presque toujours faux
Quand tu décides que tu n'as rien en commun avec quelqu'un, ce que tu fais en réalité, c'est comparer sa surface à la tienne : ses loisirs, son métier, sa musique, son âge. Ces choses correspondent rarement entre deux inconnus, alors le scan revient vide et tu abandonnes. L'erreur, c'est de traiter les loisirs partagés comme le prix d'entrée d'une conversation. Ils ne le sont pas. Plein d'excellentes discussions ont lieu entre des gens qui ne partageraient jamais le moindre loisir.
Descends d'une couche et le sentiment de vide disparaît. Tout le monde a une journée de travail avec ses bons et ses mauvais moments, quelque chose qu'il attend avec impatience, un endroit où il a grandi, une opinion sur ce qui se passe juste devant vous deux. C'est un énorme terrain d'entente, et rien de tout ça n'exige que tu aimes le même groupe de musique. Le blocage vient du fait de chercher le mauvais type de point commun. Dès que tu arrêtes, la conversation s'ouvre. Si tu es tout simplement à court d'idées, de quoi parler : sujets de conversation est un bon complément.
La curiosité plutôt que le point commun
Le changement qui transforme tout est minuscule. Arrête de chercher à te retrouver chez l'autre et mets-toi plutôt à t'intéresser à son monde. Le point commun demande « est-ce qu'on aime les mêmes choses ? ». La curiosité demande « c'est comment d'être toi ? ». La deuxième question ne s'épuise jamais, parce que la vie de quelqu'un d'autre est un terrain vraiment inconnu, et l'inconnu est intéressant si tu le laisses l'être.
Ça t'enlève aussi de la pression. Quand le but est de trouver un point commun, tu fais la moitié du travail et tu joues discrètement un rôle. Quand le but est de comprendre l'autre, ton seul boulot est de poser de bonnes questions et d'écouter vraiment les réponses. Les gens sentent la différence, et la plupart s'ouvrent vite quand quelqu'un semble sincèrement intéressé plutôt qu'en train d'attendre son tour. Devenir ce genre d'auditeur est une compétence en soi, abordée dans comment garder une conversation vivante.
Des questions qui marchent avec tout le monde
Tu n'as pas besoin de questions malines, juste de questions ouvertes qui invitent une vraie réponse, peu importe qui se trouve en face. Celles-ci marchent que la personne ait dix-neuf ou soixante-dix ans, qu'elle soit ingénieure ou agricultrice :
- « Comment s'est passée ta journée jusqu'ici ? » Une porte sans enjeu que tout le monde peut franchir, et qui révèle souvent ce qui occupe son esprit.
- « Qu'est-ce qui t'occupe en ce moment ? » Assez ouverte pour couvrir le travail, la famille, un projet ou un loisir, et ça la laisse choisir ce qui compte.
- « Comment tu en es arrivé à faire ce que tu fais ? » Les gens aiment raconter l'histoire de la façon dont ils sont arrivés quelque part, et le chemin est en général plus intéressant que le titre.
- « Qu'est-ce que tu attends avec impatience ? » Ça dépasse le bavardage pour atteindre quelque chose qui lui tient vraiment à cœur, sans aucun point commun requis.
- « Et toi, tu en penses quoi ? » Demander son avis sur l'événement, le lieu ou le moment que vous partagez en fait un participant à la conversation plutôt qu'un sujet d'examen.
La relance compte plus que la question de départ. Quand la personne répond, demande-lui d'en dire plus sur la partie qui semblait la plus vivante pour elle. C'est là que la conversation cesse d'être polie et commence à être vraie.
La couche humaine sous la surface
Sous les différences d'âge, de métier et de goûts, les gens tournent sur la même poignée de choses. Ils veulent se sentir respectés. Ils ont quelque chose dont ils sont fiers et quelque chose qui les inquiète. Ils s'illuminent quand tu les interroges sur ce qui leur tient le plus à cœur. Quand tu diriges ton attention vers cette couche, les écarts de surface cessent de compter, parce que vous parlez d'être une personne plutôt que d'échanger des CV.
La façon de l'atteindre, c'est de suivre le ressenti plutôt que les faits. Quand quelqu'un mentionne son métier, la route ennuyeuse est de demander en quoi le métier consiste. La meilleure route est de demander ce qu'il aime dedans, ou ce qui est difficile. Les faits restent en surface ; ce que quelqu'un ressent à propos de ces faits, c'est là que vit la vraie conversation. Un petit bout de toi en retour évite que ça devienne un interrogatoire et montre que tu es là toi aussi.
Quand l'écart est réel
Parfois la distance n'est pas imaginaire. Une autre génération, un autre pays, une croyance que tu ne partages pas : tout ça peut rendre l'écart trop large à franchir. Le geste, là, est le même, tenu un peu plus fermement. Reste chaleureux et reste curieux au lieu de te replier dans le silence ou un jugement discret. Tu peux être sincèrement intéressé par la façon dont quelqu'un voit le monde sans être d'accord avec tout.
Traite la différence comme la partie intéressante plutôt que comme l'obstacle. Quelqu'un qui a grandi dans un endroit très différent du tien, ou qui est arrivé à d'autres conclusions que toi, peut te montrer un point de vue que tu n'atteindrais jamais seul. Demande ce qui l'a façonné, et écoute sans te précipiter pour répliquer. La distance culturelle a son propre mode d'emploi dans comment parler à des gens d'autres cultures. Et quand tu préfères trouver ta propre tribu, comment rencontrer des gens qui te ressemblent couvre l'autre direction.
Où Bubblic entre en jeu
Le muscle de la curiosité se renforce à mesure que tu t'en sers, et la meilleure pratique, ce sont les conversations avec des gens qui ne te ressemblent pas. Bubblic est conçu exactement pour ça. Tu choisis tes centres d'intérêt, tu es mis en relation à la voix avec une vraie personne autour du monde, et tu commences à parler, souvent avec quelqu'un dont la vie ne ressemble en rien à la tienne. Le sujet de départ partagé te donne une rampe d'accès facile, et le fait que vous soyez si différents l'un de l'autre est ce qui rend le reste digne d'être entendu.
Parce que c'est de la voix sans vidéo et gratuit pour commencer, tu peux t'entraîner à créer du lien par-delà la différence sans enjeu, sans une salle pleine de gens qui te regardent essayer. Pour continuer à élargir ta palette, ces lectures vont plus loin :
Intéresse-toi à quelqu'un aujourd'hui
La prochaine fois que tu te retrouves coincé face à quelqu'un qui ne te ressemble en rien, laisse tomber la recherche du point commun et pose une seule vraie question sur son monde. Écoute la réponse, puis demande-lui d'en dire plus sur la partie qui a pris vie. Le terrain d'entente était toujours là, une couche en dessous, en attente d'une meilleure question.
Télécharger Bubblic | Parler à des gens partout dans le monde
FAQ
Comment parler à quelqu'un avec qui on n'a rien en commun ?
Arrête de chercher des loisirs partagés et intéresse-toi plutôt à son monde. Pose des questions ouvertes sur sa journée, ce qui l'occupe, comment il en est arrivé là où il est, et ce qu'il attend avec impatience. Puis relance sur ce qui semblait le plus vivant pour lui. Tu n'as pas besoin d'intérêts communs pour avoir une bonne conversation, tu as besoin d'un intérêt sincère pour l'autre, ce qui marche avec presque tout le monde.
De quoi parler quand on n'a rien en commun ?
Parle de la couche humaine que tout le monde partage : sa journée de travail avec ses bons et ses mauvais côtés, quelque chose dont il est fier, l'endroit où il a grandi, ce qu'il attend avec impatience, et son opinion sur le moment que vous partagez tous les deux. Ces sujets n'ont besoin d'aucun loisir commun. Vise ce que quelqu'un ressent à propos des choses plutôt que des faits secs, parce que les émotions sont là où une vraie conversation s'ouvre vraiment.
Comment créer du lien avec des gens très différents de moi ?
Traite la différence comme la partie intéressante plutôt que comme un obstacle. Reste chaleureux et curieux, demande ce qui a façonné sa façon de voir le monde, et écoute sans te précipiter pour répliquer. Tu peux être sincèrement intéressé par le point de vue de quelqu'un sans être d'accord avec tout. Quelqu'un dont le parcours ou les conclusions diffèrent des tiens peut te montrer une perspective que tu n'atteindrais jamais seul, ce qui rend l'écart digne d'être franchi.
Pourquoi je me fige quand je ne trouve pas de terrain d'entente ?
Parce que tu compares la surface de l'autre à la tienne et que tu reviens les mains vides, ce qui ressemble à une preuve qu'il n'y a rien à dire. La solution est d'arrêter de chercher un point commun et de regarder une couche en dessous, là où tout le monde a une journée, une histoire et des choses qui lui tiennent à cœur. La pratique aide aussi. Plus tu as de conversations avec des gens différents de toi, plus le blocage s'efface et plus la curiosité prend sa place.